mercredi 4 novembre 2020

RAL n°134


REPORT DU NUMÉRO EN COURS


La parution du numéro 134 "Résonances" est reportée à une date ultérieure compte tenu de la situation sanitaire et du confinement. Pour ces mêmes raisons, nous n'avons pu réunir l'Assemblée Générale de notre association portant sur l'exercice 2019.

Pour votre information, le prochain numéro 135 prévu pour le 1er semestre de l'année 2021 comportera un hommage au poète Claude Vigée, coordonné par Michèle Finck et Maryse Staiber. Le dossier thématique de ce numéro aura pour thème "Horizons".



Anne-Marie Jaccottet, aquarelle et crayon


samedi 5 septembre 2020

RAL n°133



1er semestre 2020


LA PASSION DES IMAGES


Glorifier le culte des images (ma grande, mon unique, ma primitive passion).
Charles Baudelaire, Mon cœur mis à nu

L’image dans sa singularité, entre leurre et présence, n’est pas seulement ce qu’offrent à notre regard la peinture, la sculpture et l’ensemble des arts visuels, elle est ce lien indéfectible à l’imagination et à l’imaginaire qu’implique tout projet de création, de sorte que la rencontre d’une œuvre qui nous arrive comme par surprise peut sembler au premier abord plus satisfaisante par la magie de l’impression de réalité qu’elle nous procure. Autant que châteaux de sable se révèlent pourtant les images, quel que soit l’imagier. Aussi sincère soit-il, il feint d’ignorer la finitude des choses croyant s’en délivrer, dans son théâtre d’ombres ne nous laissant entrevoir qu’une chambre close, la célèbre camera oscura où se diffracte en une infinité de particules lumineuses l’esquisse d’un monde inatteignable, sinon sous les traits d’une image sans cesse recomposée. Comme l’écrit Gaston Bachelard, « une simple image, si elle est nouvelle, ouvre un monde », mais il n’en demeure pas moins que « vu des mille fenêtres de l’imaginaire, le monde est changeant ».

Il y a cependant dans l’image quelques desseins qui se font jour, l’espérance d’une présence, cette marque le l’immédiat qui ne s’offre à nous que dans la mesure où il nous échappe. À son approche à travers l’image et ses séductions, l’immédiat ne s’éprouve que par la fuite même vers ce qui nous en éloigne à chaque instant. Seule la traversée de l’image et de ses vertiges pourrait nous conduire vers le sensible, cette fenêtre ouverte sur l’échappée du réel dont un simple feu de signes vient éclairer l’ardeur.

Parole incarnée dans un corps et dans une circonstance, si la voix du poème nous rend présent un monde que nous ne pouvons pas voir mais que nous sommes invités à partager, à faire nôtre, au moment où nous sommes interpelés par la justesse de cette parole qui nous atteint et nous retient dans l’ici-maintenant, elle rejoint la fugacité native des images qui ne naissent que pour disparaître et nous laissent à proprement parler tout à imaginer. C’est sur ce fond d’invisible que s’inscrit le poème qui d’une certaine manière ne fait que répondre à l’appel d’un pays perdu, puisant aux sources de l’expérience sensible, sans pour autant chercher à en donner des images fidèles, il tend par l’invention de formes inédites à faire en sorte que dans sa trame la plus intime, la musique même du langage devienne pour chacun un lieu et une présence.

Si la pratique surréaliste de l’image a marqué les mouvements artistiques de l’entre-deux guerres, le recours à l’image devenu rapidement systématique a contraint le poème à se projeter en avant de lui-même, cherchant dans son irruption une coïncidence avec le monde, au nom de la transparence déclarée de l’image et du langage, alors qu’il n’en est que le miroir déformant toujours à la recherche d’une nouvelle image, faisant du monde un vaste et infini palimpseste. À mesure que l’horizon surréaliste s’est éloigné, l’omniprésence de l’image remise en question a révélé paradoxalement que derrière la fascination qu’elle exerçait, elle empêchait de voir que notre relation au monde se constitue avant tout à travers le langage et qu’en définitive l’illusion surréaliste de l’image aliène le désir qui la nourrit, tel un rêve qui finit par nous couper du monde.

Ainsi l’imaginaire qui ne cesse de nous habiter ne devrait-il être qu’un point de contact reliant la réalité et le langage, le monde n’étant jamais donné ni joué d’avance. Son approche sensible à travers « le culte des images » revendiqué par Baudelaire ne saurait nous faire oublier qu’il ne s’agit là que d’une voie d’accès à cette sorte d’illumination, d’expérience saisissante qui soudain dans le son d’un mot nous fait entendre la présence des choses, quand s’entrouvrent les portes du langage et que résonnent le rythme et l’écho lointain de quelque parole d’où s’éveille la rumeur des instants disparus et pourtant si proches de notre existence présente. Le poème aussi bien que le tableau ou la sculpture sont peuplés d’apparitions, objets épars de la vision, nés d’un désordre de mots qui s’assemblent sur la page ou de signes élucidés dans la turbulence de l’air, passeurs obstinés déchirant le voile qui enveloppe le monde dans son mutisme originel. Atteindre ce que nous nommons le visible, c’est avancer dans une forêt de signes, là où le regard se construit loin des images aveuglantes, c’est parcourir un long chemin d’exil à travers ce leurre que représente l’image, comme une invitation à déchiffrer les strates d’une écriture qui creuse la lumière de son empreinte, vers cet illimité où l’agencement des matières fait de la trace l’exacte image du monde dans son habitation poétique.

Alain Fabre-Catalan


Zao Wou-Ki - Untitled, 1961

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PRÉSENCE D’ANNE-MARIE SOULIER


      Pour nous, les membres du Comité, Anne-Marie Soulier est surtout une amie, un sourire, une source d’inspiration et d’idées – en un mot, une présence. Et maintenant, cette présence nous manque.
Rappelons tout d’abord quelques éléments biographiques. Née à Lunéville en 1945, Anne-Marie Soulier a longtemps vécu à l’étranger (Algérie, Allemagne, Angleterre, Norvège) avant de s’installer à Strasbourg, où elle a occupé un poste de Maître de Conférence d’anglais à l’Université. Après son départ à la retraite, elle a assuré des cours d’anglais en Chine à l’Université de Hangzhou de septembre 2007 à janvier 2008 et y a tenu le blog Marcopolette. 
Outre son activité créatrice d’auteure et de traductrice, il faut relever son fort engagement dans des associations à vocation culturelle. Active au sein du bureau de l’association Ouï Lire, fondée par Paul Schwartz, elle en a assuré la présidence de 2011 à 2016.
Présente en tant que poète dès le numéro 25 (février 1989) de la Revue alsacienne de littérature, Anne-Marie figure régulièrement au sommaire par des présentations de nos dossiers thématiques, des créations poétiques ainsi que des traductions, notamment du norvégien. Elle a rejoint notre Comité de rédaction au printemps 2004 et par la suite assuré la fonction de Secrétaire générale.
Notre sélection de textes reflète sa présence essentielle en tant qu’auteure et traductrice du norvégien. Par ailleurs, nous avons tenu a republier L’Outre-pays, sa dernière contribution parue dans le numéro 131 de notre revue.
Le rayonnement d’Anne-Marie Soulier dépasse largement le cadre régional. Ses textes ont été publiés dans de nombreuses revues françaises et étrangères, notamment Décharges, Friches, Jalon, L’Arbre à Paroles, Autre Sud.
Elle est également l’auteure de nombreux recueils poétiques dont Lieux Dits, Après Guerres (2002), Dire Tu (2003), Je construis mon pays en l’écrivant suivi de Carnets de doute et autres malentendus (2007), livres d’artistes avec le plasticien Germain Roesz. Pour une présentation plus complète, nous renvoyons au site des éditions érès qui ont publié ses traductions du norvégien, notamment Hanne Bramness, Le Poids de la lumière, volume in extenso, éditions ères, 2018. 
La dernière traduction réalisée par Anne-Marie Soulier du recueil Sigd (La Serpe) de la poétesse norvégienne Ruth Lillegraven paraîtra aux éditons Lanskine.

jeudi 2 juillet 2020

RAL n°133


Éditorial & Sommaire

du numéro à paraître en septembre 2020

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Dossier thématique

« Images et imaginaires »


Duy Huynh - En attendant l'envol


ÉDITORIAL


Le dossier PATRIMOINE prend ici la forme d’un hommage à Anne-Marie-Soulier qui nous a quittés le 24 janvier 2020. Quelques-uns de ses amis lui consacrent des pages pour évoquer sa présence et son rayonnement. Nous proposons un choix de ses textes de création ainsi que ses traductions du norvégien parus dans notre revue.

Six photographies prises par Anne-Marie Soulier entre septembre 2007 et janvier 2008 durant son séjour en Chine, où elle a enseigné l’anglais à l’Université de Hangzhou, ponctuent ce numéro.

Comme on pouvait s’en douter, la thématique IMAGES ET IMAGINAIRES a remporté l’adhésion de nombreux auteurs qui l’ont traitée de diverses façons.

Les volets VOIX MULTIPLES, CHRONIQUES et NOTES DE LECTURE viennent, comme d’habitude, enrichir ce numéro. Notons que les Chroniques des arts présentent, sous la plume de Vincent Wackenheim, L’échappée belle de Jean-Claude Walter et Jean Claus, ainsi qu’un compte-rendu de l’exposition parisienne, Jules Adler, peintre du peuple par Liliana Orlowska. Nous attirons tout particulièrement l’attention de nos lecteurs sur la contribution inédite de Freddy Raphaël intitulée La trame bigarrée et pourtant unie du ydich-alsacien.

En raison de la situation particulière, le numéro 133 ne vous est livré qu’en septembre. Pour les mêmes raisons, nous ne sommes pas en mesure de vous signaler dès à présent la date de notre Assemblée Générale, mais ne manquerons pas de vous en informer par courrier dès que possible.

Maryse Staiber & Marie-Thérèse Wackenheim

Le site internet dédié à la revue, créé par Alain Fabre-Catalan qui en assure l’administration, rend compte de notre actualité littéraire. Les auteurs y trouveront les informations utiles concernant les thèmes abordés dans les prochains numéros. Le dossier thématique du numéro 134 de décembre 2020 s’intitulera RÉSONANCES.


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SOMMAIRE


Anne-Marie Soulier : Le pin                                                              

ÉDITORIAL                                                                                    

Anne-Marie Soulier : Intérieur ancien                                            

PATRIMOINE
Présence d’Anne-Marie Soulier                                                         
Germain Roesz : Pour Anne-Marie Soulier. Germain sait ça aussi                
Emma Guntz : Für Anne-Marie                                                 
Yves-Jacques Bouin : Douce puissance des nuages                               
Textes de création d’Anne-Marie Soulier                                
Traduire l’aura. Avec le temps. Cherchez, nomades
            Polyphonies. Beauté des laids, bonté des fous. L’outre-pays
Traductions du norvégien par Anne-Marie Soulier                 
Hanne Bramness : Vekta av lyset / Le poids de la lumière.
Hvem ser deg / Qui te voit. Ringene / Les anneaux
Olav H. Hauge : Ofelia / Ophélie
Øyvind Rimbereid : Light my fire
Torild Wardenær : Gudinnerapport V / Rapport de déesse V

Anne-Marie Soulier : Le Lac de l’Ouest                                               

IMAGES ET IMAGINAIRES
Alain Fabre-Catalan : La passion des images                               
Dominique Sorrente : Pour cette fois. L’advenue.                                
Histoire à réciter par cœur
Jean-Paul Sorg : Sous le Pont du Corbeau                                             
Michèle Finck : À l’image cinématographique                                
Emma Guntz : An(ge)sicht                                                     
André Ughetto : Chat au secret. Bird-man. La vie physique            
Michael Benaglio : Rufe in blauem Schleier                                  
Alain Fabre-Catalan : Imaginaire des saisons                               
Marlyne Bertoncini : Toiton                                                     
Claude Vancour : Le printemps de personne                                  
Mathieu Hilfiger : Le nid d’aigle                                                      
Eva-Maria Berg : der phantasie bilder geben                                 
Arnoldo Feuer : Humanité depuis la passerelle.                           
            Poème né dans le brouillard
Pierre Judide : L’image, le verbe et le mystère                                 
Kza Han : Gitternetz. Höhenwinkel                                              
Gilles Marie : Cachettes et refuges                                                          
Victor Saudan : Printemps / Triyptychon                                                   
Claudia Scherer : Seherin – Sich vorstellen den Schmerz                  
Laurent Grison : Espérance / Hoffnung                                                   
            Traduction : Eva-Maria Berg
Jutta v. Ochsenstein : Für einen Dichter. Für eine Malerin.             
Warten. Haiku                                                
Daniel Martinez : Le corps clairvoyant
Wendelinus Wurth : Imaginär                                                           
Roland Goeller : La grande roue                                                                    
Alix Lerman-Enriquez : Imaginaire                                                   
Marie-Yvonne Munch : Images… Imaginaires                                
Markus Manfred Jung : dä nebel / dieser nebel                                
Gerda Mucker-Frimmel : Wie lange ?                                           
Laurent Bayart : Images et imaginaires                                          

Anne-Marie Soulier : Forêt de bambous

VOIX MULTIPLES
Pierre Zehnacker : L’accalmie. Saveur des songes. Dans le jardin                       
Karlheinz Kluge : Schwarze Wimpel. Traum und Erinnerung                 
Lucian Blaga : Les omniscientes. Ville dans la nuit. La colombe.             
            La source (traduit du roumain par Ioana Raluca Petrescu)
Sylvie Le Scouarnec : Maria. Pina                                                     
Yves Rudio : März 2020                                                                   
Yvan de Monbrison : Poème du sept janvier deux mille vingt                  
Michael Benaglio : Murmeltiere. Wolfnacht                                          
Hervé Martin : D’ombres et de feuillages                                                          
Sophie Weill : Dialogue. La joie de vivre                                                          
Claude Vancour : Chant contraint, le 2 avril de l’an 1 du cantonnement    
Gerda Mucker-Frimmel : Verschlafen den Mond ?                              
Problem des Mond-Astronauten. Licht
Valère Kaletka : Blanc. Grège. Noir                                                    
Marie-Yvonne Munch : Haïkus                                                         
Annick Roschi : La tulipomania                                                                    
Herbert G. Pedit : Augenblicke                                                                     

Anne-Marie Soulier : Le kiosque                                                       

CHRONIQUES
Vincent Wackenheim : Jean-Claude Walter et Jean Claus.                              
 L’échappée belle
Liliana Orlowska : Jules Adler, peintre du peuple                                             
Freddy Raphaël : La trame bigarrée et pourtant unie du ydich-alsacien              
Jean-Paul Sorg : De quelques cabrioles alsaciennes en littérature
Helmut Pillau : Inkonsequenz als Segen. Zu einer Begegnung
             von Claude Vigée und Peter Szondi

Anne-Marie Soulier : Écritures

NOTES DE LECTURE


Joan Miro - Paysage - 1922


jeudi 19 mars 2020

RAL n°133


REPORT DU NUMÉRO EN COURS


Dans le contexte de la crise sanitaire d’une ampleur inédite que nous traversons, la parution du numéro 133 "Images et imaginaires" est reportée au mois de SEPTEMBRE 2020. Avec l’espoir de traverser au mieux cette période difficile, nous adressons nos sincères et amicales salutations à tous nos lecteurs.



Edward Hopper - Rooms by the Sea - 1951



jeudi 19 décembre 2019

RAL n°132


2ème semestre 2019


DANS LA TRAME DES JOURS


Le temps seul compte, qui nous offre une trame,
sa trame, pour y broder un certain style, un certain rythme.
Louis-Ferdinand Céline


Mettre le mot au pluriel ne doit pas nous faire oublier qu’une « trame » n’existe qu’en particulier, au même titre qu’une empreinte. Particulier en effet chaque lieu où opère et se dessine une trame, cette impression qui se dissimule au regard immédiat et pourtant travaille en secret à donner forme, comme autant de signatures, à ce qui cherche à se faire entendre à travers le langage, à travers la matière sonore de l’écriture.

Texture, mots filés, phrases entrecroisées, tissées, phrases qui laissent passer la lumière comme à travers un miroir, cette lumière qui en hébreu veut dire « secret », n’est-ce pas la figure même de l’éphémère, cette rencontre fugitive dont le motif ne se découvre visible qu’à mesure de sa perte ? Si écrire, c’est suivre une trame, c’est aussi prendre le risque de perdre le fil de la parole, ce filigrane qui affleure dans le blanc de la page. Ainsi le poème avance comme initialement induit, à la poursuite de la trace qui se consume, il exige un emportement, celui de la parole retrouvée, et c’est vers sa propre source qu’il cherche à se frayer un chemin.

Le poème est cette cosa mentale qui prend forme avec le premier mot, la première mesure d’une partition qui troue le silence dans ses plis et replis avec l’espoir de découvrir par une sorte d’obstination patiente le motif caché, la trame qui soutient son élan. À peine recueilli sur le papier, ce premier mouvement est donné sans autre souci que l’augure d’une musique de mots, d’un rythme de phrases qu’il s’agit de faire advenir. C’est l’épreuve même de l’écriture qui commence et suppose la plus extrême concentration, la plus exacte attention à ce qui vient à l’horizon de la parole rendue à l’essentiel. Faut-il encore que vibre le fil de lin de la parole tissée au plus près sur le tranchant de la voix, mémoire tournée vers cet ailleurs que délivre la navette du poème dans ses échos sonores.

Toucher au cœur des choses qui s’écrivent, n’est-ce pas tirer un à un les fils qui constituent la trame secrète de leur existence, un dessin formé non par des pleins mais par des vides, comme cette dentelle qui est pour ainsi dire la matière même du temps ? La trame est à la fois ce qui demeure caché et cet agencement secret qu’il faut découvrir. Ce qui est là, à portée du regard, et qui demeure un instant comme à portée de main, n’en est pas moins soumis au devenir, à l’irrépressible mouvement du temps qui ne cesse de l’emporter. Ainsi sont toutes choses, ou nées, ou naissantes, ou mourantes. Cette épiphanie de la présence recèle en elle comme la nostalgie d’une langue perdue avec ses lambeaux de parole vive arrachés à l’oubli, à l’annonce inéluctable de la disparition et de l’effacement.

Alain Fabre-Catalan


André Kneib - L'eau, 2015


Les illustrations qui accompagnent l'opus 132 de la Revue Alsacienne de Littérature sont d'André Kneib, maître en calligraphie.

André Kneib est né en 1952 en Lorraine, à Neufgrange, un petit village en pleine campagne. Il y a développé son goût de l’observation, sa sensibilité aux éléments et une fascination pour la beauté de la nature. Après avoir étudié la calligraphie en Chine puis au Japon, il expose ses œuvres. Il est reconnu tant pour sa maîtrise de la calligraphie classique que pour son inventivité et sa modernité, en Chine, au Japon, en Corée, aux Etats Unis et en Europe. Au fil des ans André Kneib a établi un pont entre l’art traditionnel oriental et la modernité de la peinture occidentale contemporaine. Ses œuvres abolissent les frontières entre les cultures. Sinologue, André Kneib, en sa qualité de Maître de conférences assure un enseignement à l’Ecole des Langues Orientales ainsi qu’à l’Université de Paris IV-Sorbonne.

Les 5 illustrations reproduites dans le numéro "Trames" sont des oeuvres qui allient la puissance du trait à la magie de l'évocation des éléments naturels (eau) et de la pulsation originelle (coeur).

Marie-Yvonne Munch